Émission "Salut l'artiste" sur WEST TRACK RADIO, juin 2017.

Une émission radiophonique d'Alexis Dendiével

« Salut l’artiste » recueille la parole d’artistes de d’acteurs locaux de la culture. En questionnant les pratiques, les réussites, les doutes, la motivation à faire vivre l’art au quotidien, elle dévoile quelques aspects actuels de la création havraise.







Entretien radiophonique avec Dominique Croizé

Émission sur RCF "L'habit ne fait pas le moine", janvier 2014.









Entretien de Laurence ROUSSILLON-CONSTANTY avec Hervé DELAMARE, plasticien
dont les œuvres ont été exposées à la Bibliothèque universitaire
de l’Université Paul Sabatier (Toulouse 3) - Exposition Rêve de chimères, juin 2011.



 

Dans l’exposition que vous avez présentée à Toulouse, les médias utilisés étaient très différents, allant du dessin à l’impression numérique. Y a-t-il une grande différence entre ces deux approches ?

La technique, quelle qu’elle soit, est un moyen d’arriver à ses fins.
Il m’arrive souvent d’utiliser les outils numériques en amont d’un projet de peinture ou de sculpture. Il est vrai que pour Mai boréal, 14 constellations entre rêve et réalité, la chose s’est inversée. L’ensemble des 14 dessins se retrouve dans une composition organisée grâce à l’outil Photoshop. L’efficacité de cet outil s’exprime dans la version en négatif du même travail. Le résultat est toujours un ensemble de dessins, mais blanc sur fond noir, dégageant plus de tension et surtout plus proche d’un effet de constellation. Je suis en général plutôt attiré par la matière mais l’objectif prime, donc de nouveaux choix s’imposent.

Le ‘disque’ des constellations fait tantôt penser à un œil géant, à un CD ou à un kaléidoscope. Quelle était l’inspiration de ce travail ?

J’aime toujours quand le spectateur a sa part, quand il peut projeter son imaginaire. J’ai une affection pour le format italien dit tondo. De 2003 à 2005 cela a même été l’un des axes de travail dans ma peinture. Pour « Mai boréal … » la forme du disque est pour l’essentiel inspirée des représentations classiques du ciel étoilé. Le fait d’avoir en quelque sorte évidé le disque est né du nombre des constellations imaginaires disposées sur la table de l’atelier. Deux groupes de sept constellations que j’ai orienté nord et sud, induisant cette composition en anneau.
Dans le prolongement de ce travail, il y a une petite série de sept détails repris de la version en négatif de « Mai boréal … ». Encadrer dans des ipods, chacun d’eux est en effet reliés par un cordon usb à un escargot.

L’Ipod-escargot, c’est la métaphore de la décroissance ?

Oui, mais pas seulement. Ce serait là la façon de souligner la nécessité d’adopter dans nos sociétés occidentales un rythme plus lent, plus organique. C’est une façon d’exprimer une l’utopie de la lenteur face à celle d’un capitalisme révolu. Il y a urgence à brancher une « lenteur organique » sur nos technologies.

D’ailleurs, dans votre travail, on retrouve souvent des antennes ou des racines – toutes formes qui suggèrent une ramification infinie, un ancrage souple dans la terre ou vers le ciel.

C’est vrai, cet imaginaire de la dichotomie végétale ou animale, du réseau, du filament est présent dans mes recherches depuis un moment déjà. Je pense à la série de peintures Lagune, aux sculptures de la série Hybride. Ce vocabulaire de formes est né je crois d’un ensemble de création autour du thème de l’abeille dans les années 2000. La réflexion artistique autour de la figure humaine et de cette idée que l’avenir de l’homme peut se situer dans cette alliance avec le végétal m’intéresse beaucoup. La problématique de la chimère, que l’on associe souvent à l’hybride humain/animal est ainsi dépassée par l’idée d’une chimère végétale plus pacifique et positive. Une sculpture illustre cela : Sur ses racines. Il s’agit d’une grande silhouette très élancée de quatre mètres de haut, constituée de fils de fer rouillé entremêlés, marchant d’un pas franc sur ses racines. Une espèce de kouros géant dont les quatre membres se prolongent en arborescences jusqu’au sol.

Lorsque l’on voit votre travail de sculpture, on ne peut s’empêcher quand même de penser à deux maîtres du genre, Giacometti et Brancusi qui proposent des formes plutôt raides mais également allongées. Est-ce qu’ils ont joué un rôle dans votre imaginaire ?

Tout à fait, ce sont deux mentors. Sur ses racines illustre bien l’influence de Giacometti. Brancusi est une influence, vers 2008 dans mes séries plus abstraites intitulées Germe ou Élixirs. Les sculptures de Giacometti font quant à elle depuis longtemps partit de mon imaginaire. Lorsque j’étais aux Beaux-Arts, je me souviens d’une série de petites sculptures qui mêlaient le langage de Giacometti et un travail graphique que nous réalisions sur les cours de nus.

A travers la légèreté ou la danse ?

Probablement, car la danse a également joué un rôle majeur dans ma façon d’envisager le mouvement. Je vis avec une chorégraphe depuis plus de 15 ans.

Est-ce que la danse renvoie pour vous au féminin ?

Oui, sans aucun doute. Lorsque j’étais étudiant, l’école d’art avait initié avec la maison de la culture et le Centre Chorégraphique National du Havre un trimestre entier ayant pour thème la danse contemporaine. Nous étions entre autres immergés dans l’univers de Bouvier/Obadia. Je me souviens avoir été très emballé par un groupe de danseuses assises sur des strapontins, adossées et dispersées sur un mur géant ! Au milieu de cette architecture géante, elles dansaient également sur un sol constitué d’une épaisse couche de terreau. Cette image m’a marqué et je l’associe à un certain éveil de la sensualité chez moi dans lequel la danse est associée au féminin. Dans ma vie comme dans mon travail des mères de substitution m’ont souvent guidé et m’ont permis d’avoir une ouverture culturelle considérable. Je pense comme le poète que la femme est l’avenir de l’homme.

Comment un récent partenariat avec Total s’inscrit-il dans votre travail ? Est-ce que cela n’entre pas en contradiction avec la notion d’artiste engagé que vous défendez ?

Pour le moment j’essaye de m’engager dans la vie tout simplement, ou comme dirait Desproges : « je suis un artiste dégagé ». Forcément, cette collaboration m’interroge et me renvoie à la question de la place de l’artiste dans la société. Ce n’est pas le premier partenariat, cela m’intéresse toujours d’aller y voir de l’intérieur, ont y apprend toujours une quantité de choses sur le monde du travail, sur l’humain, sur les dogmes de telle ou telle entreprise ... C’est vrai celui-ci s’est construit en six mois, à un moment où parallèlement j’ai vécu cet ‘éveil de la conscience’, non pas que je n’en avais pas en écoutant souvent dans l’atelier France inter en début d’après midi, mais en découvrant dans le détail comment fonctionnent l’argent et le capitalisme aujourd’hui. Ce n’est pas le genre de truc qui attire en premier un artiste, mais le sujet est des plus présents. Et comme le chante Alain Souchon : « il faut voir comme on nous parle ». Malgré ses milliards de bénéfice Total est un grain de sable dérisoire dans un gigantesque casino qui ne connaît aucune limite, aucune morale, aucune peur, aucun camp.
Je préfère prendre de l’argent à Total que de lui en donner trop souvent à la pompe pour me rendre chaque samedi pour consommer dans une ZAC sans savoir pourquoi. Participer à un projet financé par la multinationale est également un bon moyen d’affronter nos interrogations : dans quel monde vit-on ? De découvrir et d’essayer d’analyser le discours interne. Dans ce partenariat, l’anneau mathématique de Möbius est un symbole fil-rouge de ma proposition. Pour moi il constitue un angle critique : l’anneau de Möbius est ainsi à la fois l’évocation des rubans du logotype de l’entreprise, il évoque la façon dont la pétrochimie parvient à optimiser et pérenniser les transformations pour obtenir le meilleur carburant et tout un ensemble d’autres produits et sous produits que nous avons tendance à oublier, et ils sont pléthore ! Mais l’anneau de Möbius est surtout un symbole de permanence, de quelque chose qui tourne en boucle, fermé sur lui même, car formant le cycle, l’équilibre parfait. La pétrochimie ne saurait trouver cette équilibre ultime, a moins de se recycler dans la géothermie. J’ai toujours été attiré par le paysage industriel, il est pour moi le théâtre de notre dramaturgie. C’est même un thème que j’ai commencé à interroger à partir de 1989, sous l’angle de la friche désertée.

Malgré tout, vous vous souhaitez donc du côté des indignés ?

Oui, mais qui ne l’est pas en ce moment. Les mythes et propagandes modernes, pourtant bien orchestrés, se fissurent de partout. Mais la société civile se fédère de plus en plus à travers le monde et œuvre afin de créer un nouveau cadre. Un peu partout des gens qui mettent de côté leurs peurs et cultivent leur liberté de pensée, perçoivent bien que le PIB, la croissance, le marcher du travail, l’économie, sont des supercheries qui ne profitent qu’a une poignée de puissants socio-psychopathes.
Sans être conscient de tous les tenants et aboutissants, j’avais interrogé la chose avec ce travail sur ce thème des friches urbaines et sub-urbaines. Tout était parti d’une série de peintures et de photographies sur les cabanes des jardins ouvriers en 1987, puis d’une friche immense qui était sur le point d’être rasée le lendemain où je l’ai découverte : L’usine des Extraits du Havre. Une ville dans la ville de 5 hectares. C’était la plus vieille usine d’importation de bois exotique du Havre. J’ai fait de cette friche un terrain d’exploration.Il s’agissait dans ce travail de montrer comment l’on était passé d’une activité florissante à une chute.Ce travail fut le point de départ d’une période que j’ai intitulé Sabi, un terme traditionnel japonais emprunté à l’essai l’Eloge de l’ombre du romancier Junichirô Tanizaki. Ce travail était à la fois une poétique mélancolique et un questionnement sur le monde industriel. J’y introduisais également en permanence les clins d’œil à une célèbre estampe qui m’interpelle toujours beaucoup : la Mélancolia I, d’Abrecht Dürer. L’ensemble de cette recherche déclinait ce que l’on nomme traditionnellement en peinture : une nature morte de vanité.

Quelle a été votre évolution par rapport à cette esthétique romantique ?

Ce travail sur la friche est comme l’octaèdre mystérieux de la Mélancolia. Il souligne l’aspect sombre de l’humanité. Avec Mai boréal, 14 constellations entre rêve et réalité, j’aborde le côté sombre mais j’envisage également un pendant plus optimiste à ce projet. Les symboles de l’escargot, du colibri en sont les allusions.

Est-ce qu’il y aura un Mai austral ?

Sans doute, et j’espère qu’il y aura d’autres ciels étoilés. Dans les constellations que j’ai faites, il y a pour le moment un peu plus de place laissée à la critique qu’à l’innovation positive. J’espère que les prochaines créations seront l’occasion d’offrir une vision harmonieuse de l’avenir, les mouvements de l’économie sociale et solidaire, des villes en transitions ou des monnaies locales complémentaires sont porteurs de cela. En résumé je partage l’optimisme d’Albert Jacquard, tout n’en étant pas dupe de la vanité humaine. Je m’accroche à cette phrase pleine de confiance : chaque époque réalise ce que la précédente n’a fait que penser. C’est pourquoi nos chimères sont justes, nos utopies ont leurs places et il n’est pas dit qu’un jour elles agissent au cœur de la cité.






Entretien dans le cadre du salon Salon d'art contemporain CIN
à l'Hôtel Bourgtheroulde - Rouen novembre 2000.


Quelle est votre formation professionnelle et artistique ?

Un parcours de cinq ans à l’école d’art, qui s’est achevé en 1991 par l’obtention du Diplôme National Supérieur d'Expression Plastique.

Quelles sont les principales étapes dans votre cheminement d'artiste ?

De 1986 à 1996 :  des peintures, peintures-objets, installations, sur le thème du paysage industriel, suburbain en rapport avec celui de la nature morte de vanité, de l’empreinte du temps, de la mémoire.

De 1998 à 2010 : des sculptures, dessins, peintures, installations, en relation avec les notions de métamorphose, d’éléments primordiaux. Des thèmes qui se sont progressivement imposés : ceux de la germination, de l'hybride, de la terra incognita.

Aujourd'hui : La figure de l'humain comme autant de métaphores portées sur notre monde actuel.



Vos réalisations semblent très différentes, que l'on se place avant ou après 1996. Que s'est-il passé ?

En 1995 il y a eu la surprise d'un voyage qui n'était pas prévu, dont je rêvais depuis mon enfance. La découverte de l'Égypte ancienne. Cela a modifié beaucoup de choses. Au retour du voyage des évènements ordinaires de la vie ont complété un état très émotif. Sans ce voyage leur résonnance aurait été plus timide, voire inexistante. Vous savez au premier abord cela paraît insignifiant, mais accumulé, mis bout à bout cela vous transforme de façon salutaire. D'autres rencontres viendront bousculer et même boulverser mon travail. C'est ce changement, cette étonnement que l'on doit rechercher en permanence.

Comme par exemple ?

Une nuit de pleine Lune, où le sommeil n'est pas au rendez-vous, vous allumez la radio et vous tombez sur la rediffusion d’un interview du peintre Olivier Debré. Ou bien une amie qui vous demande de lui dessiner un cheval et un taureau réunis. C'est pas grand chose, mais cela arrive exactement au bon moment, ça enclenche des projets … Plus récemment une invitation pour un projet en maison d'arrêt, ou la découverte d'anciennes notes que je croyais oubliées. Tout à coup, il y a comme une force vitale qui vous submerge. La vie offre parfois comme des "lumières" qui tempèrent votre face la plus âpre.

Quelles sont vos expositions qui ont été vécues comme essentielles ?

En général chaque exposition qui sort du cadre habituel, parce qu’elle interroge des codes établis, qui doivent être remis en jeu. En 1999 j’ai présenté au Théâtre de l’Hôtel de ville du Havre une exposition intitulée « Végétanimal ». Elle représente pour moi les prémices de quelque chose d’important. Il s’agissait d’une exposition évolutive, qui en trois semaines s’est renouvelée entièrement. Elle proposait à chacune de ses « phases » un ensemble de dessins, de peintures, de sculptures, ainsi qu’une diffusion d’huiles essentielles et d’univers sonores. L’exposition s’accompagnait également de rendez-vous avec le public sous forme d’un atelier de dessin baptisé « Nuage d’encre ».

Il y a eu d’autres expériences, où le site de l’exposition était singulier. De ce fait, il induisait un positionnement particulier et enrichissant: - À Marseille en 1991, dans l’immense citerne d’un château d’eau. - En 1994 et 1995 à Nanterre, Dieppe et au Havre, dans l’ensemble des espaces de Médiathèques et bibliothèques. - A Bolbec, en 1994, où j’ai pu investir dix sites différents répartis dans la ville. Cinq d’entre eux étaient en plein air. L’exposition réalisée sur mesure jouait avec l’architecture et les emplacements. Ce type d’exposition me passionne, j’ai toujours des projets allant dans cette direction.


Pourquoi ?

Parce qu’au sens étymologique, elle est plus politique qu’une expo en galerie ou dans un musée. Elle interpellera un public varié. Elle aura plus de chance par ce décalage de créer la surprise, l’émotion. Même si la rentabilité n'est pas toujours au rendez-vous, la variation des publics est le plus noble des salaire.


Cela veut-il dire que la galerie et le musée sont des lieux qui ne vous intéressent pas ?


Absolument pas, mais plutôt qu’un accrochage traditionnel, je préfère explorer d'autres encadrements dès que j'en ai l'occasion. Et si les deux peuvent être associés ... Le plaisir est décuplé.


Quels sont les matériaux que vous utilisez ?

J’aime varier les plaisirs, associer des matériaux entre eux. Par exemple en sculpture : l ’altuglas avec le bois ou le papier-pierre, la résine ou le silicone patinés. La cire d’abeille avec le verre et le miel. Certains ont une histoire dans mon parcours, comme cette sève de l’arbre Campêche, que j’utilise pour certains dessins. En 1988 je peignais avec pour célébrer une friche industrielle qui la produisait pour la teinture.


Quels sont les formats que vous préférez ?

J'aime varier les formats, par exemple il y a des dessins, des sculptures également, de 20 cm de haut et d’autres de 2 mètres et plus. Malgré cela ce sont les grandes dimensions qui m’attirent le plus. Il y a aussi le tondo, peinture ronde très en vogue dans l’Italie du XVème siècle.



Que représentent ou suggèrent vos oeuvres ?

L’idée de métamorphose est souvent présente dans les différents thèmes que j’interprète. Que ce soit la métamorphoses de paysages industriels usés, érodés, en ruine ou en construction. la métamorphose de paysages, d'hybrides oniriques, associant le minéral, l'animal et le végétal. Ou encore comme aujourd'hui la métamorphose de l'homme pour le pire comme pour le meilleur.


Pensez vous avoir une parenté avec une école ou un artiste ?


Ne croyez pas que j'évite la question, si j'ai une parenté avec une école c'est celle de l'histoire de l'art dans son ensemble. Je suis sensible à tout, même les choses qui me repoussent sont susceptibles de me nourrir. Quant aux artistes, je n’ai pas d’artiste préféré. Ce seront certaines oeuvres bien précises qui me bouleversent : Les grottes pariétales de Font-de-Gaume, de Niaux... des haches polies... La "Melancolia I" de Dürer, "La tour de Babel" de Bruegel. Certains tableaux de Zoa wou-ki, de Per Kirkeby. Des sculptures de Tony Cragg, de Brancusi. Certains dessins et installations de Joseph Beuys. Des tapis anciens du Caucase ...


Malgré tout, avez-vous un attachement particulier pour un artiste, pour une oeuvre ?

La pureté intemporelle et dense des oeuvres de Brancusi. Et s'il n'en fallait qu'une, ce serait l'estampe de Dürer : "Mélancolia 1". Ce qui est à contempler et à philosopher dans ce dessin est sans fin.

En quelques mots, qu'est ce que l'art pour vous ?

Un gigantesque conte universel qui se raconte depuis l'aube des temps aux travers de milliers de cultures. C’est une façon d’interroger « les terres mystérieuses » de l’inconscient. Je ressens l'art comme un instinct magique, ludique, et thérapeutique. Ou plus simplement un beau moyen de philosopher.


Pourquoi faire tout cela ?

Sans doute pour échapper à l'emprise de tous ce qui est insoutenable. Parce que la pulsion de création me permet sans doute de rester en équilibre. De rester debout dans notre monde rude et impitoyable. Pourquoi, véritablement je ne sais pas, en dehors des évidences : que cela tempère la mort, l'ego, diverses pulsions. Ce doit être un ensemble de tout cela.

 

 


 

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