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INSTALLATION : "ÉLIXIRS" - 2009 v07 - dimension variables
43 éléments en cire d'abeille, verre, quartz, plexiglas.
3 solives teintées blanc, 5 tréteaux teintés brun.


 

 

ELIXIRS

Chaque sculpture de cire et de verre titrée « Élixir » est une sorte d’amulette symbolique ; une allégorie : de la métamorphose, de la fragilité, des forces, des émanations innombrables qui entrent en jeu dans le circuit de la vie
(où le minéral, le végétal, l’animal interagissent dans un vaste espace perçu comme un tout).

Le verre à pied fait allusion à la potion à absorber : potion philosophique, magique, thérapeutique ?

La cire renvoie à la transformation des substances naturelles dont l’essaim d’abeilles est passé maître, à la symbiose entre les mondes minéral, végétal, animal (terre nutritive - nectar des fleurs – abeilles pollinisatrices).

Le terme élixir fait écho à l’alchimie, à la notion de substance pure.

 

 

LA CIRE D’ABEILLE 
historique sur 6000 ans d’histoire


La cire naturelle exsudée par les abeilles est repérée depuis la préhistoire, notamment pour ses qualités plastiques exceptionnelles. À l’âge du Bronze, 4000 ans avant J.C.  les "cueilleurs" de miel et de cire furent les premiers fondeurs de métaux - Fonte à la cire perdue. Les performances de la cire préfigurent alors les prouesses de l’orfèvrerie et de la statuaire jusqu’à nos jours.

Dès l’Antiquité, l’homme réalise des sculptures en cire d’abeille.
Au Musée de Louxor, les statuettes pharaoniques votives en cire d’abeille (1000 ans avant J.C.),  nous montrent que la cire se conserve longtemps.  Des peintures à la cire sur sarcophages sont également toujours intactes aujourd'hui.
De l’Antiquité romaine, aux derniers Habsbourg, la mode de l’effigie de cire joue un rôle considérable dans l’évolution du portrait vers le réalisme.

Au 19e siècle, la technique dite de « la cire parisienne » affine sa qualité et sa résistance.
Les sculpteurs l’utilisent principalement pour la réalisation d’études sur armatures.
 
Le peintre Edgar DEGAS marquera les esprits au salon impressionniste de 1881 avec « La danseuse de 14 ans ». La statue de cire est habillée de la tête au pied, coiffée de véritables cheveux. Elle préfigure le réalisme troublant des musées de cire comme Tusseau à Londres,  Grévin à Paris.